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Petit tour de France en 10 alcools régionaux !

Ah ! La France… Ses plages idylliques, ses villages pleins de charme et ses musées que le monde entier nous envie… Pour ne rien dire de sa gastronomie bien sûr. Si, au dire de certains, la France compte plus de 400 variétés de fromages, en matière d’alcool le pays de Gainsbourg, du trou-normand et du pousse-café n’est pas en reste. Histoire de voyager un peu tout en (re)découvrant un patrimoine bien de chez nous, voici un petit tour de France en 10 alcools régionaux !

1) Le Vin (Aquitaine, Bourgogne, Val-de-Loire, Alsace, enfin un peu partout…)

Pour commencer, notre gloire nationale, le vin ! L’eau potable des français diront certains… Ce qu’il y a de bien avec le vin, c’est que si on veut le consommer directement chez le producteur, on est assuré de voyager. En effet, la France a été, est et demeure une terre de vins. Outre les célèbres vins de Bordeaux, les vins des autres régions ne sont pas en reste. Les vins de Bourgogne ont également leurs amateurs et les vins du Val-de-Loire leurs défenseurs. Pour ne rien dire des forts sympathiques vins blancs d’Alsace. Pour la petite anecdote, les Français consomment à eux-seuls 14% du vin produit dans le monde. Ce qui en fait les premiers consommateurs de la planète.

alcool france

Crédit photo : Pixabay

2) La gnôle maison (pareil, un peu partout, mais à la campagne)

Un peu comme le vin, la gnôle maison, ou prune, ou poire, enfin une eau-de-vie quelconque élaborée à partir d’un fruit local, tend à représenter la France dans son intégralité… et inversement. Enfin la France… surtout la campagne. La gnôle maison se reconnaît aisément à son absence d’étiquette sur la bouteille. Eh oui, on a tous eu un pépé qui, fier comme un coq, dégainait la bouteille de prune ni-une ni-deux en fin de repas. A noter que l’eau-de-vie maison atteste un savoir-faire (hélas, trois fois hélas) en voie de disparition : celui très pittoresque de bouilleur de cru. En effet, les derniers heureux détenteurs d’un alambic et du permis idoine sont les seuls à avoir le droit de distiller leur alcool…

3) Cidre (Bretagne)

Que seraient des vacances en Bretagne sans le rituel repas dans la crêperie accompagné du bol de cidre qui va avec ? Si les Normands défendent vaillamment leur patrimoine à bas de jus de pomme fermenté avec une consommation supérieure de 150%  à la moyenne nationale, ils sont littéralement écrasés par leurs voisins bretons.  Eh oui, la consommation de cidre en Bretagne est en moyenne supérieure de 200% au reste du territoire national… Le cidre est tellement répandu qu’il a même été immortalisé dans une expression bretonne : « Ça ne vaut pas un coup de cidre ! ». Autrement dit, ça ne vaut pas grand-chose…

4) Calvados (Normandie)

Dans le cidre, comme dans le cochon, tout est bon. Ainsi nos amis les Normands offrent une deuxième vie au cidre en le distillant pour obtenir du Calvados. Toutefois le Calvados peut également être obtenu à partir de poiré. Véritable institution en Normandie, le Calvados est aujourd’hui un patrimoine national : outre le célèbre « café-calva » toujours très en vogue dans les bistrots et le non moins célèbre « canard » dans les repas de famille à la campagne, c’est également l’alcool traditionnellement servi avec le trou-Normand. Aujourd’hui le Calvados est également incorporé dans certains cocktails : calvados, vin blanc, bière et liqueur de fruits des bois constituent le bien nommé « Embuscade ».

5) Picon (Est et Nord de la France) 

Même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’un alcool local, cela fait longtemps que le nord et l’est de la France on adopté le Picon. A un point tel qu’aujourd’hui la marque écoule près de 70% de son stock dans ces deux seules régions. Alors boire un Picon-bière à Lille ou à Nancy, c’est boire local ! Le Picon est un amer inventé par un certain Gaëtan Picon au début du 19° siècle qui, rapidement, sut trouver son public. Il faut dire que les spiritueux aromatisés connurent un réel engouement dans l’entre-deux-guerres du fait de l’interdiction d’un autre alcool bien français : l’absinthe. A l’origine le Picon tirait à 30°, puis 21° pour finalement être rabaissé à 18° (ce qui n’alla pas sans susciter une grande vague de mécontentements chez ses plus fervents amateurs…). Aujourd’hui le Picon est principalement consommé avec de la bière mais pas seulement. Il existe également du Picon Club pour se boire en cocktail ou mélangé à du vin blanc sec.

6) Armagnac (Aquitaine et Midi-Pyrénées) 

Eau-de-vie de vin, la consommation de l’Armagnac se confond avec l’histoire de France (il était déjà consommé au Moyen Age…). Si certains d’entres-nous peuvent en boire occasionnellement en fin de repas, il est des régions de France qui en ont une consommation bien moins modérée (et c’est peu dire). Ainsi, dans les Landes, la consommation d’Armagnac est supérieure de 224% à la moyenne nationale…

7) Cognac (Poitou-Charentes)

Toujours dans la famille « eau-de-vie », j’appelle le Cognac. Le Cognac est une eau-de-vie fine à base de raisin produite aux alentours de la ville homonyme, sise en région Poitou-Charentes. Naguère consommé sous forme de fine à l’eau, c’est-à-dire consommé dilué dans de l’eau, le cognac suscite un véritable engouement outre-Atlantique depuis plusieurs années. En effet, les rappeurs se le sont largement appropriés au point de devenir un élément incontournable de la culture populaire. Comme quoi, de Puff Daddy au Poitou, il n’y a qu’un pas…

 8) Champagne (Nord-est de la France)

S’il ne devait y en avoir qu’un, ce serait celui-là. Roi incontesté des alcools français, la notoriété du champagne a largement débordé nos frontières. Que l’on baptise un bateau, que l’on célèbre un mariage, un baccalauréat ou que l’on organise un concours miss T-shirt mouillé en boite de nuit, de Tokyo à Los Angeles en passant par Buenos Aires et Oulan-Bator, toutes les grandes occasions sont prétextes à sabler le Champagne !

 9) La gentiane (Franche-Comté, Massif Central, Jura)

Qu’on se le tienne pour dit, la gentiane ne laisse pas indifférent. Alcool rangé dans la catégorie des amers, ses arômes puissants et sa forte persistance en bouche n’ont pas que des adeptes, loin de là.  La Suze, surnommée la fée jaune (en hommage à une autre fée, verte celle-là…), en est peut-être la représentante la plus emblématique. Véritable patrimoine vivant dans certaines régions, la consommation de gentiane est supérieure de près de 1 000% dans le Cantal que dans le reste de la France ! Autrement dit, si vous en commandez au comptoir, ne vous étonnez pas si on vous répond : « Laquelle ? Une Chantelune, une Couderc gentiane ou une gentiane Aimé Lebon ? A moins que vous ne préfériez la Fourche du Diable ? ».

10) Lillet (Aquitaine)

Pour finir un petit dernier qui gagnerait à être connu. Très en vogue aux Etats-Unis où il est consommé en cocktails (James Bond et Hannibal Lecter en raffolent…), le Lillet est un apéritif à base de vin produit dans la région de Bordeaux, en Aquitaine. Comme le vin, le Lillet connait 3 déclinaisons : rouge, blanc ou rosé. Bien que très répandu en Angleterre ou aux Etats-Unis où il est associé à une boisson « branchée », la consommation de Lillet reste très modeste en France.

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Flickr – Adrian Scottow

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