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Petite histoire glamour et sexy du bikini…❤❤❤

Ah ! Les vacances…  Généralement, une fois arrivés sur la plage, les maillots de bain sont de sortie ; et, le soleil aidant, les corps féminins, tout de bikini vêtus, batifolent dans l’eau (pour le plus grand bonheur, il est vrai, de la gent masculine). Seulement, le bikini que nous connaissons aujourd’hui n’a  pas existé de toute éternité. Voici un peu d’histoire pour bien comprendre d’où vient cet incontournable de la garde-robe féminine.

En guise de préambule, le bikini se définit comme suit : « Maillot de bain en deux pièces de dimensions très réduites » (c’est le Larousse qui le dit…). Seulement, de son invention en 1946 par un certain Louis Réard à son hégémonie écrasante sur les plages du monde entier, bien du chemin a été parcouru…

Le bikini avant l’invention du bikini…

Si le bikini a proprement parler a été inventé en 1946, il semblerait que son existence était avérée dès l’Antiquité. En effet, plusieurs fouilles archéologiques exhumèrent en Sicile des fresques romaines représentant des femmes jouant à la balle… en bikini. De même, Vénus, la déesse romaine de l’amour, portait avec fierté le bikini. Bien plus tard, dès le début du XX° siècle, quelques tentatives de création d’un maillot de bain 2 pièces furent bien amorcées, mais la greffe ne prit jamais. Il fallut attendre 1946 et la pugnacité de Louis Réard (cocorico ! Un français) pour que son port s’institutionnalisât.

Vénus en bikini

Carole Raddato – Flickr

Le bikini : son invention officielle

A tout seigneur tout honneur. Ce fut donc un sémillant gaillard bien inspiré du nom de Louis Réard qui, le premier, eut l’idée de raccourcir drastiquement la surface de tissu du maillot de bain féminin. Alors que, dans les années 40, les maillots de bain couvraient la quasi totalité du corps, le bikini n’en couvrit désormais plus que 1 m². De plus, histoire de bien souligner sa légèreté, il était vendu dans une boite d’allumettes… Pour vous donner une idée, mise à part une sorte d’ancêtre du bikini dénommé Atome lancé par un certain Jacques Heim sans grand succès en 1932, les maillots de bain de l’époque pesaient 500 grammes secs et quasiment 3 kilos mouillés. De même, il n’était pas rare que les femmes se baignassent dans une cabine apportée dans l’eau…

Un lancement houleux

Inutile de préciser que, étant donné le contexte culturel et les mœurs guère « olé olé » de l’époque (c’était la première fois que le nombril des femmes était à découvert), ce ne fut pas vraiment un franc succès. Lors de sa présentation, le malheureux Réard eut même bien du mal à trouver un mannequin acceptant de porter son audacieuse invention. En effet, toutes les femmes sollicitées refusèrent de l’arborer, à la notable exception d’une certaine Micheline Bernardini (il est vrai une célèbre danseuse de nu dont les services étaient bien connus au Casino de Paris). Pour la petite anecdote, le nom de « bikini » lui fut inspiré par l’atoll homonyme où, précédemment, une explosion nucléaire avait eu lieu. Il espérait ainsi que son invention connût la même explosion…

Une réception délicate

Comme on pouvait s’y attendre, le sulfureux bikini eut bien du mal à trouver son public. L’objet du délit fut même interdit sur toutes les plages d’Europe. Italie, Belgique, Espagne et France le prohibèrent impitoyablement de leurs côtes (exception faite, curieusement, de la côte méditerranéenne pour la France). Mais c’était sans compter sur la précieuse aide de l’Eglise catholique. Ce fut en effet l’Espagne la première qui osa braver l’interdit dès 1952 sur intervention de Rodrigo Bocanegra (alors archiprêtre de Marbella… ). En effet, ce vénérable homme d’Eglise réussit à convaincre le général Franco des bénéfices touristiques que pourrait tirer sa région d’un tel trésor. Une fois que Franco capitula pour Marbella, les restes de l’Espagne puis de l’Europe lui emboitèrent le pas.

Le boom du bikini dans les années 60

Il fallut attendre les années 60 pour que le bikini se popularisât véritablement. L’influence du cinéma ainsi que l’essor du tourisme de masse y contribuèrent beaucoup. Petite exception à noter : la rétive Allemagne fit de la résistance jusque dans les années 1970. Toujours est-il que, cinéma aidant, il devint vite synonyme de sex-appeal et accompagna gaillardement la libération des mœurs. L’engouement fut tel que Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue américain, déclara : « le bikini est la chose la plus importante depuis l’invention de la bombe atomique ». Ce furent ainsi des générations de jeunes mâles énamourés qui, en 1956, gardèrent chevillés au cœur l’image de Brigitte Bardot arborant un sémillant bikini vichy dans le film de Roger Vadim Et Dieu… créa la femme ; tandis que leurs congénères féminines ne souhaitaient plus que l’imiter. Il fut désormais loué, chanté, glorifié, célébré jusqu’à être immortalisé par la divine Ursula Andress lors de la célèbre scène du film James Bond 007 contre Dr. No.

Le bikini aujourd’hui

Aujourd’hui, star incontestée de l’été, vedette des plages, on ne présente plus le bikini. Non seulement la quasi-totalité des plages et piscines du monde reçoivent ses honneurs, mais en plus il essaima bien des petits (plus ou moins de bon goût, il est vrai). A un point tel que bien souvent on se perd avec toutes ses déclinaisons. En voici un petit florilège.

Le bikini brésilien

Venu tout droit du Brésil, le bikini brésilien est constitué d’une culotte mi-slip, mi-string. Les vrais connaisseurs ne le confondront ni avec le string, ni avec le tanga.

Bikini brésilien

Samantha Marx – Flickr

Le sling bikini

Le pays de la samba et du lifting pas cher popularisa également le sling bikini. Audacieux mélange, le sling bikini est constitué de bandes de tissus recouvrant uniquement ce qu’il y a à recouvrir (et pas un cm de plus).

Le tankini

Le tankini est constitué d’un haut débardeur avec un bas de type culotte.

Le trikini

Le trikini est une variante du maillot de bain brésilien dont le haut et le bas sont reliés par une bande, des chaînes ou encore des anneaux.

 Le mikrokini

Ici, vous l’aurez compris, il ne reste plus grand-chose à cacher. Le microkini se caractérise avant tout par un string pour la partie inférieure et, pour faire bonne mesure, pas grand-chose pour la partie supérieure.

Le seekini

L’audace aidant et les digues de la pudeur s’effritant toujours un peu plus, advint pour finir le très élégant seekini (ou bikini transparent pour les néophytes).

Désolé, pas de photo 😉

Le monokini

Le monkini étant une institution à part entière, il méritait bien son article !

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